samedi , août 24 2019

1er Jour du Samedi 19 Juillet

L’Union Nationale de la Presse du Congo a tenu, du 19 au 21 juillet 2014 au Centre Caritas/Congo à Kinshasa/Gombe, son 8ème Congrès, lequel était patronné par Monsieur le Président de la République. Les délégués venus de toutes les provinces et de la ville de Kinshasa y ont pris part.

1ER  JOUR DU SAMEDI 19 JUILLET :

OUVERTURE

La cérémonie d’ouverture était présidée par Monsieur le Ministre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté, Lambert MENDE OMALANGA.

Après l’hymne national, le Président de l’UNPC a lu son mot de bienvenue. MOMAT MWANA-SOMPO a insisté sur l’esprit de confraternité qui doit être privilégié à tout prix, quel que soit le risque. Il a relevé le rôle important que doit jouer la femme journaliste avant de demander aux participants de tenir compte de cet élément essentiel.

Le Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication, Jean-Bosco BAHALA prenant la parole à son tour, a déploré la perte de sa noblesse par la presse congolaise en dépit de l’existence des lois n°081/012 du 02 avril 1981 portant statuts des journalistes œuvrant en RDC et 96/002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse en République Démocratique du Congo.

Beaucoup de choses restent à faire pour redorer le blason terni de la profession journalistique et rétablir l’harmonie entre les différentes structures et opérateurs de médias. Il a proposé la révision des lois citées ci-haut avant de donner de la voix pour que la loi portant dépénalisation des délits de presse soit vite adoptée par le parlement et promulgué pour permettre aux professionnels des médias de mieux faire leur travail. Il a précisé que le CSAC doit être pris comme un corps de médias et non comme un frein.

Le Président BAHALA a insisté pour que le Congrès donne à la presse une vision idoine afin de sortir les journalistes de leur impasse et que la Commission de la carte professionnelle produise un travail de qualité pour une meilleure appréhension des moutons noirs qui sont pleins aujourd’hui dans la presse. D’où il faut consentir beaucoup de sacrifices pour que la presse atteigne son seuil le plus élevé et, pourquoi pas, l’excellence.

Il a fini par souhaiter voir le projet de loi sur l’aide directe à la presse être débattu et adopté par les parlementaires.

Le Ministre des Médias a démontré que depuis deux décennies, les médias ont proliféré de façon exponentielle. Mais la qualité manque lorsqu’on considère les plaintes quotidiennes. Des moutons noirs ont littéralement envahi la profession et ternissent gravement son image.

Tout en évoquant la loi de 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de la presse, le Ministre a préféré qu’elle soit dépoussiérée et adaptée aux innovations sur lesquelles les partenaires, l’Etat et les professionnels s’accordent. Il a rappelé que l’Etat ne renoncera pas à ses prérogatives de tutelle sur le secteur des médias avant d’appeler ces derniers à se conformer à la loi.

A l’évidence, cela n’est pas toujours facile eu égard à la situation économique du pays. Ainsi a-t-il suggéré d’envisager la mutualisation des maigres moyens qui sont à leur disposition afin de pouvoir se doter des instruments fiables.

Avant d’ouvrir les travaux, le Ministre MENDE a interpellé la conscience des Congressistes faces aux enjeux du moment, et, puisque le 8ème Congrès est également électif, il a recommandé : « de votre choix dépendra la survie et le rayonnement de l’UNPC. Vous avez la responsabilité, par les décisions que vous prendrez à cet égard, de vous doter des représentants dignes, compétents, efficaces et à même de fédérer la profession autour des principes élémentaires qui la régissent et des valeurs de la nouvelle citoyenneté ».

EXPOSES

Après la pause-café, le ministre des Médias est revenu pour parler de « la nouvelle citoyenneté et son impact sur les médias ». Son exposé fut subdivisé en 5 points :

  • La définition de la nouvelle citoyenneté ;
  • Les objectifs de l’initiative à la nouvelle citoyenneté ;
  • Les valeurs qui fondent l’initiation à la nouvelle citoyenneté ;
  • Les stratégies de l’initiation à la nouvelle citoyenneté et
  • La mission citoyenne et sociale des médias.

Le deuxième orateur, KITOKO KIMPELE, 1er Président de la Cour suprême de justice et Président du Conseil supérieur de la magistrature, fut représenté par le secrétaire permanent dudit Conseil, Jean UBULU qui a planché sur : « l’impact juridique de la carte de presse ».

Après la pause, un incident est survenu du fait de la présence de la délégation de l’Association des journalistes sportifs, non invitée, représentée par KABALA MWANA MBUYI, lui-même candidat à la présidence de l’UNPC, SIKI et KABEYA NGALULA. Les travaux sont suspendus et une commission constituée pour régler ce conflit. KABALA et les siens sont acceptés au Congrès.

Dans l’après-midi, les travaux en panel sur le thème : « la viabilité économique des organes de presse » n’ont pu avoir lieu, les panélistes KIBAMBI SHINTUA, KITUTU O’LEONTUA et André IPAKALA ayant brillé par leur absence. Un nouveau panel a été monté.

KABULO MWANA KABULO a soulevé une motion incidentielle pour constater l’absence du Président de l’UNPC à la tribune. Le Secrétaire Général l’a justifiée par le refus, en dernière minute, du Président de lire le rapport adopté par le Comité Directeur pour préparer le sien propre. Les congressistes ont estimé qu’il faut le laisser faire, et les travaux peuvent se poursuivre sans lui.

La motion vidée, un nouveau panel est constitué, composé du Président de l’OMEC et Editeur du Quotidien LE PHARE, Polydor MUBOYAYI ; du Directeur général de CANAL KIN TV, Moïse MUSANGANA MUAMBA ; de la Présidente de l’UNPC/SUD-KIVU et Editrice du Journal « LE SOUVERAIN », Solange LUSIKU NSIMIRE et, enfin, du Secrétaire général de SNPP, Stanis NKUNDIYE.

Le Secrétaire général de l’UNPC et modérateur du congrès, KASONGA TSHILUNDE, a lu le message du JED adressé aux Congressistes selon lequel il faut créer un cadre de concertation entre l’UNPC et les différentes organisations œuvrant dans le secteur de la presse. Il lui a été répondu que ce cadre n’est autre que l’UNPC du fait qu’elle fédère toute la profession journalistique de la RDC tel que décidé par le Congrès de refondation de la presse congolaise de 2004. Ainsi donc, il faut éviter la multiplication des structures qui n’ont pour but que de fragiliser le fonctionnement de celles existantes.

Les congressistes ont, par ailleurs, souhaité que tous les rapports soient présentés comme prévus au programme afin de s’imprégner de la gestion de la corporation. Faisant son entrée dans la salle, le président de l’UNPC a pris la parole pour s’excuser et demander à ce que les assises puissent être suspendues pour reprendre le lendemain afin de lui permettre de finir son rapport moral. Sa demande a été soutenue par le Secrétaire Général. Ce qui fut fait.

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