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Ancien Présidents

LES ANCIENS PRESIDENTS DE L’UNPC

  1. MPANU-MPANU BIBANDA Raphaël (1971-1980)

Editeur du quotidien Le Progrès, Raphaël MPANU-MPANU BIBANDA est le tout premier président de l’Union Nationale de la Presse du Congo élu au Congrès qui a eu lieu à la Cité historique de la N’Sele, du 21 au 23 mars 1971, à la suite de la réforme de la presse nationale initiée par le Maréchal MOBUTU qui tenait à ce que la presse congolaise soit dotée d’une organisation professionnelle capable d’encadrer les journalistes et de favoriser l’essor d’une presse authentiquement congolaise.

Il n’a pas eu le temps de jouir de la confiance des confrères parce qu’il est nommé, sept mois après, membre du Bureau politique du Mouvement Populaire de la Révolution, MPR/Parti-Etat. Cette nomination a ruiné l’Union car, les nouvelles responsabilités de MPANU-MPANU ne lui permettaient plus de jouer pleinement son rôle d’encadreur des journalistes. Il ne s’est pas empêché de s’exclamer : « On vient de briser mon stylo ».

Du 20 au 22 juillet 1980, un Congrès de refondation est convoqué. Il a le mérite de rédiger deux projets de lois sur les modalités de l’exercice de la liberté de la presse et sur le statut du journaliste ainsi que trois ordonnances-lois détachant l’Agence Zaïre Presse (AZAP), l’Office Zaïrois de Radiodiffusion et Télévision (OZRT) et le Réseau Zaïrois de Télécommunication par Satellite (REZATELSAT) de l’administration du Ministère de l’Information comme Directions pour en faire des entreprises publiques.

 

  1. KANDE DZAMBULATE Jean-Jacques (1980-1984)

Il est né à Léopoldville le 23 avril 1930. Après ses études au Collège St Joseph, il se livre au journalisme, d’abord en 1950 comme chroniqueur sportif au « Courrier d’Afrique », puis à « L’Avenir » en 1954 comme rédacteur en chef (également des « Actualités Africaines », son supplément hebdomadaire).

Après avoir créé l’Agence Belgo-Congolaise de Presse et de Documentation, il est rédacteur en chef dans le journal anticonformiste des frères Kanza, « Congo » où il signe du pseudonyme de Mwuena Ditu avant de créer son propre périodique, « Quinze ». Son reportage sur les fumeries de chanvre à Kinshasa est à l’origine de l’interdiction de cette dernière publication et de « Congo » pour avoir lancé une campagne pour la liberté de la presse (fin août 1957). Arrêté, il bénéficie, en fin de compte, d’un non-lieu.

En 1958, il reprend ses études à l’Université Officielle du Congo à Lubumbashi, puis en 1964, il s’installe à Paris où il décroche deux diplômes, l’un de l’Ecole Supérieure de Journalisme, et l’autre des Hautes Etudes Internationales. Il fait plusieurs stages aux Etats-Unis : auprès de l’Agence United Press International, News Week, New York Times, et d’une station de radiodiffusion à Harlem (W.L.I.B.).

A l’arrivée de Mobutu au pouvoir, il est nommé Directeur Général de l’Agence Congolaise de Presse (1964-1965) puis Haut Commissaire à l’Information et au Tourisme (28 novembre 1965-4 octobre 1967). Il occupe ensuite le poste de Ministre de l’Information (5 octobre 1967-7 décembre 1970). Il fait son entrée au Bureau Politique du Mouvement populaire de la Révolution du 13 octobre 1967 au 3 juillet 1968. Il devient Commissaire du peuple (Député National) en 1970 et réélu en 1975. En 1980, il est nommé président directeur général de l’Agence Zaïroise de Presse  et est élu Président National de l’Union de la Presse du Zaïre (UPZA) et succède à Mpanu-Mpanu. Il est mort

 

  1. RAMAZANI BAYA Raymond (1984-1986)

En 1984, l’Union Nationale de la Presse du Congo organise son cinquième Congrès à Kinshasa N’Sele. Peu avant la fin des travaux, les élections sont organisées, et RAMAZANI BAYA est élu président. Deux ans après, comme il était de coutume avec le Maréchal MOBUTU, le président de l’UNPC est nommé Commissaire d’Etat à l’Information. Conformément au Statuts de l’Union, son vice-président, MUTIRI wa BASHARA, en dépit du fait qu’il habitait Bukavu, le remplace. Il s’organise pour être à Kinshasa autant que faire se peut et en cas de besoin.

C’est sous son mandat que, déguerpie par le Général LUNDULA pour plusieurs mois d’arriérés de loyer, le Maréchal MOBUTU dote l’UNPC de son siège actuel.

 

  1. MUTIRI wa BASHARA Elvis (1986-1989)

Comme dit plus haut,  après avoir pris l’intérim de RAMAZANI BAYA, MUTIRI est buté à une première difficulté : il hérite d’une accumulation des arriérés de loyer. Le Général LUNDULA, bailleur, déguerpit l’UNPC en jetant tous ses effets dehors, sous l’emprise des intempéries. Informé, le Maréchal MOBUTU demande à LUNDULA de laisser l’UNPC et qu’il allait apurer toutes les dettes et va payer anticipativement une année. Ce dernier refuse. La BRACONGO, qui avait ses deux appartements au-dessus, les propose à l’Union qui en parle à MOBUTU. Ce dernier les achète comptant.

 

  1. KITUTU O’LEONTWA Stéphane (1989-2004)

Trois ans après, soit en 1989, un sixième Congrès s’est tenu toujours à la Cité historique de N’Sele. Stéphane KITUTU O’LEONTWA a pris le dessus sur SOMBO DIBELE Awanan.

Mais KITUTU n’a pas eu autant de bonheur que ses prédécesseurs pour la simple raison que moins d’une année après, le Maréchal MOBUTU annonçait, le 24 avril 1990, la démocratisation de toutes les institutions de la république. Conséquence : l’UNPC est élaguée au budget de l’Etat, manquant ainsi les moyens de faire face au déferlement des médias et à la violation massive des règles déontologiques.

Faute de moyens, le mandat de KITUTU est passé de quatre à quinze ans.

 

  1. KABEYA PINDI PASI (2004-2007)

Face à tous ces dérapages, les ONG internationales telles que PANOS Paris, GRET, NIZA ainsi que le gouvernement de la république ont mutualisé les moyens pour financer le septième Congrès, cette fois-ci au Centre Nganda, N’Sele ayant été détruit à l’arrivée de l’AFDL de Mzee Laurent-Désiré KABILA.

Ce Congrès de refondation a permis de doter la presse congolaise  d’un Observatoire des médias congolais « OMEC », à renforcer l’UNPC par l’autonomie des Commissions de la Carte et de Discipline. Il a donné à l’Union un Comité directeur présidé par KABEYA PINDI PASI.

Au bout de deux ans, ce dernier s’est embourbé dans une indélicatesse financière en détournant les fonds donnés à l’UNPC par les partenaires. Ces derniers s’en sont plaints, et il a été radié.

 

  1. KANYIMBO MANYONGA Chantal (2007-2011)

1ère vice-présidente, Chantal KANYIMBO MANYONGA a assumé l’intérim avant d’être confirmé deux ans après, au Congrès de 2008.

En 2011, Chantal Martine Rosette Marie-Thérèse KANYIMBO a préféré aller au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication, CSAC en sigle. Il est remplacé par MOMAT MWANA SOMPO Michel-Gaspard.

 

  1. MOMAT MWANA SOMPO Michel-Gaspard (2011-2014)

Il a pris le pouvoir au moment où il était terrassé par la maladie. Mais avec l’assistance du Secrétaire Général, KASONGA TSHILUNDE. Malgré leur divergence de point de vue, ensemble ils ont réussi à réinscrire l’Union Nationale de la Presse du Congo sur la liste de membres effectifs de la Fédération Internationale de Journalistes (FIJ). Ils ont obtenu ensemble du premier ministre Augustin MATATA PONYO, le financement pour l’organisation du huitième Congrès qui a eu lieu du 19 au 21 juillet 2014. Deux ans après, MOMAT tirait sa révérence.

 

  1. KASONGA TSHILUNDE Joseph-Boucard (2014-2020)

Inscrit dans la liste des présidents de l’UNPC comme seul journaliste dans l’histoire de l’Union Nationale de la Presse du Congo à réaliser deux mandats comme Secrétaire Général et deux mandat comme président. Il est élu Secrétaire général en 2004, puis en 2008, il est élu Président en 2014, puis en 2020. Son premier mandant a été très tumultueuse. Deux ans après son élection, un certain nombre des membres de l’Union se sont ligué contre lui avec en tête le Secrétaire Général Benoit Kambere. Une affaire qui n’a pas réussi à le départager jusqu’à ce qu’en 2019, la justice lui donne raison. Il obtient le financement du 9ème congrès qui a eu lieu dans la ville côtière de Muanda, au Kongo Central. Il est élu pour un second mandat mais n’aura pas le temps de l’exercer. Il mourut 45 jours après son élection de suite d’une courte maladie et cède son fauteuil à Gaby Kuba, le premier vice-président.

  1. Gaby Kuba BEKANGA (2020-…)